mercredi 17 septembre 2014

Valls a peut-être la confiance des députés, mais il a la défiance des travailleurs !

L’Assemblée a voté la confiance au nouveau gouvernement Valls. Ce vote était couru d’avance puisque les socialistes frondeurs avaient décidé de s’abstenir. Valls pourra oser se prévaloir donc d’une légitimité renouvelée.

Tant qu’il n’aura à faire qu’au jeu parlementaire et à une opposition d’opérette, Valls continuera de servir « fièrement » le patronat. 

Mais lorsque la défiance et la colère des travailleurs vis-à-vis de sa politique s’exprimera dans la rue, ses belles phrases creuses n’y suffiront plus.
Nathalie Arthaud

lundi 15 septembre 2014

Reprenons confiance dans notre force collective

Les travailleurs n’ont évidemment rien de bon à attendre du discours de Valls devant l’Assemblée. Quant au vote qui suivra, son issue est prévisible : l’Assemblée votera la confiance au gouvernement et celui-ci s’en prévaudra pour aggraver sa politique anti-ouvrière.

En effet, les socialistes « frondeurs » ainsi que la plupart des écologistes l’ont déjà annoncé, ils se contenteront de s’abstenir. Preuve qu’ils ne veulent s’opposer qu’en paroles et seulement si cela reste sans conséquence. Comme tous les autres socialistes, ils ont bien trop peur d’une dissolution qui pourrait leur coûter leur siège.

Comme quoi le député Thévenoud n’est pas le seul à s’accrocher à son strapontin ! Lui ne voit pas de contradiction entre le fait de ne pas payer ses impôts et son loyer pendant trois ans et rester député. Les frondeurs, eux, ne voient pas la contradiction entre être « contre » le gouvernement et « s’abstenir » pour laisser en place le gouvernement. Ce n’est pas moins lâche et c’est tout aussi inconséquent.

Les frondeurs comme les écologistes font mine de prendre leurs distances avec le gouvernement Valls pour ne pas couler avec le navire. Mais sur le fond, rien ne les sépare du reste de la majorité.

Depuis qu’ils sont élus, ils ont d’ailleurs cautionné tous les sales coups, que ce soient les attaques contre les retraites, les hausses d’impôts ou la loi sur la compétitivité. Il y a trois mois, ils étaient, eux-aussi, vent debout contre la grève des cheminots. Alors, faire croire aux travailleurs qu’il y aurait quoi que ce soit à espérer de ces gens-là est une farce.

dimanche 14 septembre 2014

Peugeot : une acquisition qui ne manque pas de sel !

Le journal les Echos nous apprend que la famille Peugeot, reprend « les poivrières et les salières » fabriquées il y a 140 ans. Tous comme les moulins à café, la famille Peugeot, grâce à sa société « Etablissements Peugeot frères » qui avait gardé 27 % du capital, vient d’acquérir la PME fabriquant les poivrières et les salières sous marque Peugeot.

Cette PME installée à Quingey dans le Doubs, en difficultés financières, emploie 150 travailleurs. « Salières et poivrières Peugeot » vont équiper la classe business d’Air France moyennant un investissement de 1, 5 millions d’euros pour un chiffre d’affaire de 27 millions d’euros.

L’affaire est jugée rentable, n’en doutons pas, les Peugeot savent compter. Atchoum !!!! 

vendredi 12 septembre 2014

Ils font du neuf avec du vieux

Les anciens grévistes de PSA Aulnay, quand ils étaient en lutte contre la fermeture de l’usine, connaissent bien le nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron.

Lors d’une manif devant le stade de France, François Hollande l’avait envoyé pour discuter avec eux. Mais comme il mentait, les grévistes ont préféré ne compter que sur leurs forces.

Et un bonimenteur de plus au gouvernement !

lundi 8 septembre 2014

un mépris de classe que la bourgeoisie et ses politiciens paieront

Personne n’a les moyens de savoir si Hollande a exprimé son mépris pour les plus pauvres aussi cyniquement que Valérie Trierweiler le relate. Que « les sans-dents », cette formule abjecte, soit de lui ou pas n’est pas le problème. 

De toute façon, son mépris pour les travailleurs est inscrit dans sa politique. Et quand, pour se défendre, Hollande affirme que « la raison d’être de sa vie » est « de servir les plus pauvres », il se moque du monde.
  
Depuis 2008, ce sont les travailleurs et eux seuls, qui payent les conséquences de la crise. Les uns ont été licencié quand d’autres ont dû travailler plus pour gagner moins. Nombre de retraités se sont retrouvés pris à la gorge par les hausses d’impôts. Alors que la bourgeoisie continuait de se verser de confortables dividendes, l’ensemble du monde du travail s’est appauvri. 

Arrivé au pouvoir, Hollande n’a pas levé le petit doigt pour y remédier. Les trois millions de chômeurs, les ouvriers dans l’impossibilité de boucler leurs fins de mois ont été priés… d’attendre et de se débrouiller. 

Des mesures d’urgence, il y en a eu : des dizaines de milliards ont été débloqués, des exonérations ont été accordées, des lois ont été changées. À chaque fois pour aider les banques et le patronat au détriment des travailleurs.   

dimanche 7 septembre 2014

François Hollande « au service des plus pauvres » ? Quelle farce !

Personne n’a les moyens de savoir si Hollande a exprimé son mépris pour les plus pauvres aussi cyniquement que Valérie Trierweiler le relate. Mais quand, pour se défendre, il affirme que « la raison d’être de sa vie » est d’être « au service des plus humbles et des plus pauvres » il se moque du monde et surtout des plus pauvres.

Il ne se trouvera pas un travailleur, un chômeur, un retraité pauvre pour croire que Hollande et son gouvernement, qui laissent le patronat licencier à tour de bras et l’aident à remettre en cause les salaires comme les conditions de travail, seraient à leur service.

Essaiera-t-on aussi de nous faire croire que Valls, « l’amoureux de l’entreprise », est au service des plus pauvres ? Que Macron, le banquier d’affaires qui a consacré sa vie professionnelle à aider les groupes capitalistes à s’enrichir au travers des fusions-acquisitions, et s’est lui-même enrichi à millions au passage, est au service des humbles ?

Au-delà des formules plus ou moins abjectes utilisées ou non par Hollande pour parler des pauvres, le vrai mépris, c’est de croire que ce genre de déclarations peut convaincre quiconque dans les classes populaires, parmi tous ceux que la politique de Hollande et des siens écrase et appauvrit un peu plus chaque jour.
Nathalie Arthaud

mercredi 3 septembre 2014

PSA Sochaux : 300 licenciements de travailleurs intérimaires, c'est 300 licenciements de trop !

Le patron de PSA, à Sochaux, prétexte la baisse attendue des ventes de la Peugeot 3008 pour rejeter 300 intérimaires au chômage, à partir de début novembre.

Dans le même temps, il décrète encore des heures supplémentaires, avec quatre samedis travaillés et des nuits du dimanche au lundi, en septembre, pour sa production de la Peugeot 308.

Ainsi, en renvoyant des centaines d’ouvriers, ceux qui restent devront travailler beaucoup plus.

 Si une revendication devait être mise en avant aujourd’hui, c’est la répartition du travail entre tous, intérimaires compris, sans perte de salaire.

lundi 1 septembre 2014

La seule cohérence de Valls, c’est la défense des intérêts patronaux

Son premier gouvernement n’aura pas duré six mois avant que Valls n’en présente un nouveau. Débarrassé de ceux qui faisaient mine de le contester, muni d’un banquier millionnaire au poste de ministre de l’Économie, ce gouvernement vise à afficher encore un peu plus de cohérence… dans la défense des intérêts du patronat.

Valls et Hollande déclarent que quoi qu’il arrive ils poursuivront leur politique et qu’ils iront même « plus vite et plus loin ». Mais pour faire quoi ? Et pour réussir quoi ?

La crise dont Hollande, Valls et les ministres successifs nous annonçaient la fin est toujours là. La courbe du chômage dont ils nous annonçaient « l’inversion » va toujours dans le même sens. Cela ne les empêche pas de dire que leur priorité absolue serait la lutte contre le chômage et pour la création d’emplois. C’est une très mauvaise plaisanterie.

Quand on lui parle de créer des emplois, le patronat répond que d’abord il faut la croissance de l’économie et que pour cela il faut lui faciliter la tâche. Il veut qu’on lui facilite les licenciements, qu’on allège ses impôts et ses obligations. Les gouvernements lui obéissent et puisent même dans les caisses de l’État pour le subventionner, comme le font Valls et Hollande avec leur « pacte de responsabilité ». Ils lui versent des dizaines de milliards, et c’est autant d’argent qui manque pour les dépenses utiles à tous, du logement aux transports et de la santé à l’éducation.

Évidemment, la seule croissance que cela apporte est celle des bénéfices du grand patronat. Mais, en fait, c’est bien celle-là qu’il demande et la seule qui l’intéresse. Peu lui importe de créer des emplois, au contraire le chômage élevé est une opportunité dont il profite pour faire du chantage à l’embauche, pour imposer bas salaires et précarité… et pour réclamer encore plus de mesures en sa faveur.