mardi 27 août 2019

G7 à Biarritz : la réunion des brigands qui dirigent le monde


   Des dizaines de millions d'euros, plus de 10 000 policiers et gendarmes, la ville de Biarritz et sa région mises en état de siège... Il a fallu en mobiliser des hommes et beaucoup d'argent pour que puisse se tenir le G7, ce sommet des sept États les plus puissants de la planète... et surtout sommet de mensonges et d'hypocrisie !

    Pour ces dirigeants, ce genre de grande réunion internationale est l'occasion de se mettre en scène devant leur opinion publique. Et dans ce domaine, Macron a mis le paquet ! Omniprésent dans les médias, il a tenté d'apparaître comme celui qui pourrait sauver l'Amazonie ravagée par les incendies et les océans menacés par la pollution.

    Les yeux fixés sur l'horizon des prochaines élections, ce président des riches essaye de « verdir » son image, mais pendant qu'il fait des discours sur l'écologie, son gouvernement défend les intérêts du pétrolier Total, responsable de pollutions aux quatre coins de la planète ; et l'actualité récente concernant le glyphosate ou les boues rouges de Gardanne a montré que, pas plus en France qu'au Brésil, les industriels de la chimie ou de l'agroalimentaire ne se voient imposer des mesures susceptibles de diminuer leurs profits !

mardi 20 août 2019

Fausse baisse du chômage, augmentation de la précarité... et de l'enrichissement des capitalistes !

   
Après la publication la semaine dernière des chiffres du chômage faisant état d'une baisse de 0,2 % par rapport au début de l'année, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s'est répandue dans tous les médias : « On est au taux de chômage le plus bas depuis 10 ans. Nos réformes portent leurs fruits. »

    Que cette ministre, ex-DRH de Danone, affiche une telle satisfaction pour un résultat pour le moins dérisoire, cela souligne à quel point elle appartient au monde du grand patronat et des riches.

    Le nombre de chômeurs officiellement recensés diminue peut-être mais le chômage pèse plus que jamais sur la vie des travailleurs. Au mois de juillet, il ne s'est pas passé une semaine sans que soit annoncé un nouveau plan de suppressions d'emplois, chez Tati, Carrefour, General Electric Belfort... Dans ces entreprises et dans bien d'autres qui n'ont pas fait les grands titres des médias, des milliers de travailleurs sont menacés de licenciement dans les semaines qui viennent. Plusieurs millions de femmes et d'hommes sont toujours privés d'un véritable emploi, contraints de vivre dans l'insécurité permanente en enchaînant les missions d'intérim, les CDD, les petits boulots de toute sorte sans pour autant gagner de quoi vivre correctement.

    Le gouvernement parle de la lutte contre le chômage, mais il n'a aucunement l'intention de faire quoi que ce soit pour mettre un coup d'arrêt aux suppressions d'emplois. Au contraire, dans la continuité de leurs prédécesseurs, Macron et ses ministres se sont attachés à permettre au patronat de licencier plus facilement et à moindre frais.

mardi 13 août 2019

Entre conflit commercial et menaces de guerre, un système en crise

   
Les fortes chaleurs de l'été sont accompagnées d'orages violents qui, localement, peuvent faire des ravages. Mais la tempête la plus dévastatrice se forme au coeur même de l'économie. Elle suit la logique folle des marchés, des profits et des rivalités commerciales. Et comme on l'a vu tant de fois dans l'histoire, elle conduit droit à la crise et parfois à la guerre généralisée.

    Depuis la mi-juillet, la guerre menace dans le détroit d'Ormuz. Ce bras de mer, où circulent des milliers de pétroliers venus du monde entier, est le nouveau terrain d'affrontement entre les États-Unis et l'Iran depuis que Trump a interdit à Téhéran de vendre son pétrole.

    La semaine dernière, Trump a relancé les hostilités avec la Chine en décidant d'étendre les droits de douane à toutes les importations chinoises. Celle-ci a riposté en jouant sur la dévaluation de sa monnaie, le yuan.

    Les conséquences sur les bourses ont été immédiates. En une semaine celle de Paris chutait de 5 %. Le 5 août, Wall Street a enregistré son pire chiffre de l'année. « Les perdants étaient partout. La technologie. Le commerce. Le pétrole... », note la presse américaine. Selon les spécialistes de la Silicon Valley, « Microsoft, Amazon, Apple, Facebook et Alphabet ont perdu au total 162 milliards de dollars de valeur boursière ». C'est dire la fragilité de tout leur système.

mardi 6 août 2019

Violences policières : une politique de classe

   
Après le décès de Steve Maia Caniço, des rassemblements et des manifestations se sont tenus samedi dernier pour dénoncer les violences policières. La colère et les interrogations qui s'y sont exprimées vis-à-vis de la police et du gouvernement sont plus que légitimes.

    Les conditions du décès de ce jeune de 24 ans, qui s'est noyé dans la Loire le 22 juin, sont accablantes pour les forces de police. Les policiers antiémeutes sont allés au contact, matraques au poing et chiens en laisse, contre des jeunes dont le seul crime était d'avoir prolongé la fête de la musique une demi-heure de trop.

    Ils ont tiré 33 grenades lacrymogènes, lancé 12 balles de défense et 10 grenades de désencerclement. Cherchant à fuir les gaz dans l'obscurité, 14 personnes sont tombées dans la Loire. Et que dit l'enquête de l'IGPN, la police des polices ? Qu'il n'y a pas de lien entre l'intervention des forces de police et la noyade de Steve !

    Et c'est droits dans leurs bottes que Castaner et Philippe ont repris à leur compte ce mensonge grossier. L'action policière aurait été « légitime » et « proportionnée ». Autrement dit, « circulez, il n'y a rien à voir ! ».
    Face à l'indignation suscitée par ces conclusions, Castaner a concéd
é du bout des lèvres qu'il y avait un « questionnement sur l'utilisation des lacrymogènes ». De son côté, l'IGPN a reconnu que tous les témoignages n'avaient peut-être pas été pris en compte... Mais ils ont fait et feront tout ce qui est en leur pouvoir pour enterrer l'affaire.

mardi 16 juillet 2019

Contre les attaques du gouvernement et des capitalistes, préparons la riposte !

   
On a vu des drones, des robots multitâches, des exosquelettes et même une plateforme volante digne de la science-fiction, ce dimanche sur les Champs-Elysées. De formidables progrès technologiques transformés en engins de mort et un bon coup de pub pour les marchands de canon : voilà un aspect du traditionnel défilé du 14 juillet. Un hommage à l'armée d'autant plus déplacé que lors de la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, l'armée royale n'était évidemment pas du côté des insurgés, mais ouvrait au contraire le feu sur eux !

    Macron paradant en chef des armées n'a pu éviter quelques sifflets de manifestants gilets jaunes, ce qui a indigné Castaner et toute la caste politicienne « en ce jour où la nation est réunie ». Quelle blague ! Dans la tribune des officiels, derrière Macron, se trouvait François de Rugy, le ministre de la transition écologique mis à mal par des révélations sur son train de vie aux frais de l'État. De Rugy a justifié ses dîners à base de homards et de grands crus par la nécessité de « rester connecté » à la société. Pour ces politiciens, la « société » se résume au petit monde qui gravite autour de la bourgeoisie qu'ils servent et dont ils imitent les manières et le train de vie. Oui, dans cette prétendue « nation unie », il y a une frontière sociale entre les capitalistes que ces politiciens représentent et le monde du travail, qui vit une toute autre réalité.

mardi 9 juillet 2019

Grèce : Tsipras chute, discrédité par sa soumission au capital

   
En Grèce, la droite vient de remporter les élections législatives, obligeant l'ex-Premier ministre Alexis Tsipras, le leader de Syriza, à quitter la scène. Voilà la conséquence de quatre années de gouvernement de ce parti qui avait suscité tant d'espoir parmi les couches populaires de ce pays et au-delà, à son arrivée.

    À l'époque Alexis Tsipras passait pour un homme de gauche, capable de résister aux grandes banques qui veulent obliger la population grecque à payer une dette colossale dont elle n'était pas responsable.

    La Grèce était étranglée par les financiers exactement comme peuvent l'être des municipalités, des hôpitaux ou même des particuliers entraînés dans la spirale du surendettement. Et la spéculation financière sur sa dette plaçait la Grèce au bord du gouffre.

    L'économie du pays commença à s'effondrer. L'État grec fut mis sous la tutelle de ses créanciers à travers une troïka composée de représentants de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI qui venaient contrôler son budget. Et, sous leurs directives, les gouvernements prenaient des mesures d'austérité féroces à l'encontre d'une population déjà très pauvre.

lundi 8 juillet 2019

Pays de Montbéliard : Au service du patronat



Football club de Sochaux : Le cirque sur le dos de l'exploitation des travailleurs