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mardi 30 juin 2020

Mes interventions lors du dernier conseil municipal

  • A propos du contrat de ville :
J’ai lu attentivement votre document de six pages intitulé :
« Protocole d’engagements renforcés et réciproque - Annexe au contrat de ville 2015- 2022 ».

En préambule : La politique de la ville est une politique dérogatoire de rééquilibrage des inégalités sociales dans une approche territorialisée qui vise à réduire les écarts de développement au sein des villes, à restaurer l’égalité républicaine dans les quartiers défavorisés et à améliorer la qualité de vie de leurs habitants.
Ce document cadre permet de formaliser les engagements pris par l’état, les collectivités territoriales et les autres partenaires de la politique de la ville au bénéfice des habitants des quartiers en difficulté.


Pendant six pages c’est une litanie de poncifs sur la cohésion sociale, cadre de vie, renouvellement urbain, développement économique et accès à l’emploi et enfin, Citoyenneté, vivre ensemble.

Sept quartiers sont prioritaires :
Audincourt « Champs Montants »
Bethoncourt « Champvallon »
Grand Charmont « les fougères »
Valentigney « Les Buis »
Sochaux « Evoironnes »
Montbéliard « Petite Hollande »

Cette politique concerne environ 28% de la population totale de la communauté d’agglomération du pays de Montbéliard.

En fait ces quartiers prioritaires sont depuis longtemps des quartiers qui se dégradent, habité par une population ouvrière ou sévit le chômage en fort développement et ou ne nombreux travailleurs cherchent un emploi en vain. C’est dans ces quartiers que vivent essentiellement les centaines d’ouvriers intérimaires que PSA et ses sous-traitants viennent de licencier.

L’important en France et dans les régions est ce qui se passe dans les entreprises sur les lieux de travail avec les suppressions d’emplois et les fermetures d’entreprise. Des centaines de milliers d’emplois sont en train de disparaitre, les conditions d’existence de ces travailleurs sont en train d’être détruites.

La catastrophe sanitaire n’a été qu’un intermède. Au lieu des 60 milliards de dividendes prévus, les actionnaires en ont touché 40. Ceux qui ont été privés de versements sont priés d’attendre un an.

Quand on est multimillionnaire, ce n’est pas le bout du monde.
Oui c’est la crise économique et la bourgeoisie à de quoi se sentir soutenue.
-    15 milliards pour l’aéronautique
-    8 milliards pour l’automobile
-    18 pour le tourisme, l’hôtellerie, la restauration

La où la rentabilité est compromise, elle retire ses capitaux et met l’entreprise en faillite. Là où il y a moins d’activité, elle supprime des emplois, renvoie les CDD, les intérimaires, et se débarrasse des prestataires comme à PSA Sochaux ou Mulhouse.

Même gavée de milliards par le gouvernement, la classe capitaliste sera sans pitié pour les travailleurs. Elle appauvrira toute la population laborieuse, car il ne s’agit pas seulement des salariés, mais aussi des petits commerçants, des artisans, des paysans dont les revenus dépendent des travailleurs.

Tous ces gens n’ont ni capitaux, ni cours boursiers à préserver. Ils n’ont que leur emploi et leur salaire.

Une municipalité comme Grand Charmont, mais aussi toutes celles du Pays De Montbéliard vont subir cette situation.
La délibération que vous me proposez est du passé, la réalité d’aujourd’hui et celle de demain sera plus dure pour les travailleurs.

La cohésion sociale que vous prônez sera détruite et la lutte sociale menée par les travailleurs sera nécessaire pour des emplois, des augmentations de salaire et un contrôle ouvrier sur les agissements du grand patronat.

  • Mise au point :
Je voudrais revenir sur un sujet abordé au dernier conseil municipal de Grand Charmont du 9 juin 2020, par Mr Boudgekada sur le plan de circulation Chemin de la Prairie lieu de mon domicile. Malheureusement rien de passionnant. J’ai été surpris et amusé par la façon dont Mr Boudgekada se passionne et aborde les problèmes de voirie quitte a lui-même prendre des sens interdits et se retrouver dans une impasse.

Pour rappel il s’agit de travaux de voirie dans la rue ou je suis domicilié. L’enrobé a été refait comme celui de la rue du stade ainsi que des traçages, etc…. Rien de plus banal. Pendant la durée des travaux les habitant du quartier ont été empêché de passer par le chemin de la prairie excepté les habitants domiciliés aux N°1, 2 et 3.

Une fois les travaux terminés, la voie a été réouverte avec des travaux futurs qui devraient améliorer la sécurité. L’accès a cette voie a été présenté et discutée le vendredi 5 juin dans une réunion avec des riverains et organisée par le maire et son adjoint. Etaient présentes six personnes habitants Chemin de la Prairie et une allée des Chézeaux. Des souhaits ont été évoqués par les riverains présents, nous verrons s’ils seront réalisés.

Cela m’a valu pendant le dernier conseil, et à lire dans le compte rendu une intervention de Mr Boudjekada, assez délirante ;

« Les seuls avantagés de cette mesure discutée en catimini sont Mr Driano et ses voisins peu nombreux. Les électeurs constateront durant ce mandat que les défenseurs des ouvriers et des petites gens ne sont pas ceux qui prétendent l’être. Nous constatons des accointances douteuses entre vous-même (le maire) et Mr Driano n’en déplaise, ainsi que la grande difficulté de notre Christian local à se positionner sur des décisions douteuses allant jusqu’à vous trouver des circonstances atténuantes concernant l’augmentation de la fiscalité locale. Madame Natalie Arthaud appréciera certainement ces méthodes comparables aux excès de zèle d’une classe bourgeoise que vous êtes sensé combattre cher Christian. Y a-t-il eu un accord tacite entre vous deux durant la campagne, je vous le demande Mr le maire ? »

La méconnaissance flagrante du sujet abordé est stupéfiante et la série d’allusions et de jugements est malsaine. « Petites discutions, catimini, accointance douteuses, mélange de la circulation voiture et fiscalité locale, accord tacite avec le maire ». Bref tout cela sent mauvais, Mr Boudgekada le procédé fait de jugement, d’allusions dénote de votre part un esprit manœuvrier et malsain.
Vous avez à votre compteurs trois réunions de conseil municipal, je sais que la valeur n’attend pas le nombre des années, mais quand même, moi j’ai fait deux mandats de six ans à Montbéliard élu lutte ouvrière face au RPR à l’époque Louis Souvet ancien chef du personnel chez Peugeot ou j’étais moi-même délégué du personnel et depuis un mandat à Grand Charmont et un deuxième qui vient de s’engager.

Faites le compte, je ne suis pas un perdreau de l’année.

Au fond vous me paressez être un petit aventurier qui fait de la politique politicienne un métier.

Je souhaite me tromper !


mercredi 24 juin 2020

Conseil Municipal du 25 mai 2020 : Mon intervention sur l'élection du maire en tant qu'élu Lutte Ouvrière

Mesdames, Messieurs  les conseillers élus,

Tout comme pour le précèdent mandat, il y a six ans, je présente ma candidature au poste de Maire, en effet je préfère voter pour ma candidature même si je n’ai que ma voix, plutôt que contre la vôtre.

La liste que j’ai conduite et qui a obtenu plus de 12% était une liste d’opposition mais pas centrée sur un programme municipal local. Elle s’intitulait « Faire entendre le camp des travailleurs ».

Dans cette campagne, mon parti, Lutte Ouvrière, avait déposé 250 listes dans de petites communes, comme dans les plus grandes.

Je veux rappeler qu’à la fin de l’année 2019 et début 2020, des grèves importantes à la SNCF, à la RATP, dans l’éducation nationale, se déroulaient contre les projets de privatisation. Elles prolongeaient le mouvement des gilets jaunes, celles des travailleurs des hôpitaux et des Ehpad.

Avec mes colistiers nous avons fait une campagne qui a porté contre la réforme des retraites initiée par Macron et le grand patronat. Nous avons dénoncé les sacrifices imposés à la population. En moins de trois ans la casse du code du travail, des retraites, baisse de l’indemnité des chômeurs d’un côté et le doublement du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi), baisse d’impôts sur les bénéfices et  suppression de l’impôt sur la fortune de l’autre.

Nous avons dénoncé la politique de l’état qui asphyxie les communes. Rappelez-vous la suppression de la taxe d’habitation qui devait être compensée à l’euro près. Les maires qui ont refusé de le croire avaient bien raison. Les gouvernements des dernières années n’ont cessé de réduire la dotation versée par l’état aux communes et aux autres collectivités locales.
Dans les communes populaires, les maires ont de plus en plus de mal à boucler leur budget.

Vous même, pour maintenir les moyens et les engagements de la commune avez été obligés d’augmenter les impôts fonciers de quelques 28%. Et ce sont les habitants aux revenus les plus modestes qui ont été les premiers à pâtir de cette politique. Ils payent ainsi les cadeaux du gouvernement au patronat et aux classes les plus riches.

Nous disions aussi que les communes ont une marge de manœuvre de plus en plus limitée. Depuis quarante ans l’état transfère de plus en plus de dépenses et les communes sont obligées de financer les écoles, les routes, la gestion des déchets et une partie des aides sociales. À elles seules les dépenses liées à l’éducation représentent environ 15% du budget des communes. Une fois ces dépenses obligatoires réalisées, il ne reste plus beaucoup d’argent pour développer les infrastructures et les services utiles à la population.

Les municipalités sont un des principaux investissements publics. Elles financent la construction des écoles, des équipements publics tel que bibliothèque, piscine, travaux de voirie. Tout cela profite aux grosses entreprises du bâtiment et des travaux publics. Les communes et intercommunalités ont aussi la responsabilité du traitement des eaux et des ordures ménagères. Ce pactole a permis à une poignée de groupes capitalistes comme Véolia ou Suez Environnement de devenir des multinationales riches à milliards grâce aux profits colossaux accumulés au fil des ans aux dépens de villes, donc de leurs habitants.

Aujourd’hui s’y ajoutent les intérêts que les villes doivent aux banques car la plupart d’entre elles ont dû s’endetter.

Je veux aussi ici renouveler mon accord avec le droit de vote pour les étrangers toujours repoussé depuis 40 ans. Les étrangers travaillent et payent des impôts. Ce droit n’est accordé qu’aux ressortissants de l’Union Européenne. Mais de nombreux travailleurs immigrés, maghrébins, turcs, africains, asiatiques pour la plupart d’anciennes colonies françaises ou des pays pauvres dominés par l’impérialisme, n’y ont toujours pas droit. Ils ont pourtant contribué à bâtir l’économie du pays en construisant les routes et en faisant tourner les usines. Exiger ce droit est toujours d’actualité.

Maintenant avec cette crise, où déjà des milliards sont prévus pour le grand patronat et les discours et les médailles pour les travailleurs, les municipalités vont avoir à faire face aux difficultés que va rencontrer la population.
Car ce qui s’annonce c’est une épidémie de licenciements. Des milliers d’intérimaires, de CDD, de salariés de petites entreprises, vont connaître les plans de licenciement.

Déjà Renault annonce des fermetures d’usine, localement Peugeot et ses sous-traitants n’échapperont pas aux règles du marché capitaliste.

Une chose est certaine, les travailleurs vont devoir se battre pour imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaires car nous n’avons pas à payer la crise de ce système capitaliste qui emmène la société dans le mur.
Je m’appliquerai à être dans ce conseil le porte-parole de leurs intérêts.

mercredi 11 mars 2020

lundi 23 septembre 2019

Au Conseil municipal de Grand Charmont du 17 septembre 2019, ma déclaration sur les difficultés financières de la commune :

Je voudrais intervenir à propos des difficultés financières que rencontre la commune de Grand Charmont. 

Des difficultés qui vous ont amené à décider d’une augmentation des impôts de 30%. Vous aviez à ce moment (2018) mis en cause la baisse des dotations d’état et votre volonté de maintenir les prestations de la commune. Il vous manquait alors 600 000€ pour boucler votre budget.

J’avais été le seul dans ce conseil à voter contre cette augmentation des impôts. Je m’expliquais ainsi « Il faut que ce cercle infernal s’arrête, ce n’est pas en appauvrissant la population que vous parviendrez à maintenir les services que fournit la commune à ses habitants. Il faut au contraire s’en prendre aux puissants, aux banques, dont Macron est le représentant, et à la classe bourgeoise pour laquelle il n’a pas d’assez beaux cadeaux ».

La presse locale  informe régulièrement des aides diverses que perçoivent les industriels locaux. Ces aides votées par les élus des communes, par les élus de Pays de Montbéliard Agglomération, mais aussi par la Région, ou financés par la banque territoriale et l’Etat.

PMA ce sont 72 communes, 112 élus représentent leur commune.
Grand Charmont a trois représentants à PMA. 
Comment se positionnent-ils sur ces aides, qui sont votées ?

Il n’est pas besoin de remonter bien loin dans le temps pour en trouver quelques exemples, en moins de trois mois, juin, juillet, septembre.
Le 14 septembre 2019 une manne de 16 millions d’euros est attribuée au Nord Franche Comté sur un total de 1.36 milliards dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) initié par L’état.
Tout cela a été mis en musique par les secteurs publics, privés et universitaires :
- Université de technologie Belfort Montbéliard
- Université de Franche Comté
–    PSA, Faurecia, Alstom, Général Electric, Delfingen, Wu Do, Edf, Rougeot Energie.
   
Ça, c’était la semaine dernière.

En juillet c’est PMA qui a voté 7 millions d’€ pour la modernisation de l’usine Peugeot Sochaux.

Plus avant, le 27 juin, c’est à l’occasion de l’inauguration en grande pompe de la nouvelle presse d’emboutissage de l’usine PSA qui coute 33 millions d’€ que l’on apprend et je cite : 
« l’ensemble des aides/acquisitions pourraient représenter un montant de l’ordre de 25 millions d’€ dont une aide à l’innovation de la région de 7.1millions d’€ et les acquisitions foncières dont une surface de 50 hectares ».

Là, il s’agit de la 2ème tranche d’acquisition de friches industrielles appartenant à Peugeot, achetées il y a plus d’un siècle, amorties 100 fois par l’exploitation de générations de travailleurs et revendues aujourd’hui au prix du marché c’est-à-dire très cher pour y installer des sous-traitants pour les besoins de PSA.

25 millions de financement public sous forme d’aide à PSA c’est le coût de la presse hors bâtiment et génie civil. C’est ce qui s’appelle un cadeau.
Tout cela est mis en musique par la SEM-PMIE (Société d’Economie Mixte Pays de Montbéliard Immobilier d’Entreprise) qui est le bras immobilier de PMA chargé d’acheter pour ensuite louer.

Je n'oublie pas la nouvelle clinique à qui la ville de Montbéliard a fait cadeau des terrains, et dont SEM-PMIE paye les bâtiments pour les louer à Noalys un groupe privé Lyonnais exploitant de cliniques. Cadeau à 550 000 € presque autant que l’augmentation des impôts à Grand-Charmont.

Et j'ajoute les subventions et aides diverses aux industries de luxe comme Hermès riches à milliards,  ou encore à Faurecia pour son centre de recherche de Bavans.

L’argent manque dans les budgets des communes et particulièrement les plus pauvres comme Grand Charmont.
Mais on se rappelle aussi quand il a fallu dépenser 100 millions d’euros pour l’équipement des communes en lignes de bus Evolity ; il y a eu des mois de controverse, des dizaines d’articles, avec les pour les contres, la gauche, la droite, les écolos etc….

Alors que pour des dizaines de millions versés directement dans les poches du grand patronat, c’est passé comme une lettre à la poste, 3 abstentions un vote contre.
Et ça va recommencer avec l’installation probable d’une usine de fabrication de batteries pour équiper les véhicules électriques sur des terrains que vendra Peugeot.

Le 11 juillet, ce sont les pompiers qui alertaient la population du Pays de Montbéliard du besoin de recrutement pour faire face à l’augmentation de leurs missions.
Il en est de même pour les services publics qui ferment, pour les hôpitaux, pour les urgences, pour les Ehpad qui manquent cruellement de moyens.

Rien ne peut justifier que des dizaines de millions d’argent public soient versées à de grands groupes capitalistes qui n’en ont nullement besoin.
Ils prennent l’argent, mais ne prennent aucun engagement ; ils construisent « l’usine du futur » aux conditions du passé et font travailler la jeune génération d’ouvriers de contrats en contrats en totale précarité, comme il y a un siècle.

La famille Peugeot est riche à milliards. Dans l'étude faite par le magazine Bilan sur les 300 plus riches grandes familles ou personnalités résidant en Suisse, la fortune de la Famille Peugeot est estimée entre 5 et 6 milliards. Elle se place en 4ème position des fortunes françaises résidant en Suisse. Elle aurait progressé de 200 millions en un an.
200 millions c’est très exactement ce que PSA annonce investir à Sochaux pour l’usine du futur 2022. Autant dire que ces exilés fiscaux ne sont pas sur la paille.

Par contre les communes les plus ouvrières, comme Grand-Charmont vont devoir :
- Gérer des friches industrielles de sous-traitants attirés par les offres.
- Gérer les problèmes que génère la pauvreté grandissantes des classes populaires.
- Gérer la difficulté de vivre dans les quartiers populaires où le chômage continue d'être massif, notamment parmi les jeunes et les femmes.
- Gérer des budgets de fonctionnement constamment rabotés

Je ne peux pas être d’accord avec cette politique d’aide au patronat,  à fonds perdus pour les emplois, et les service rendus à la population. Et je tenais à le dire.

Christian Driano, conseiller municipal de Lutte Ouvrière,  le 17 09 2019

Article paru dans l'Est Républicain du 22 septembre


jeudi 11 octobre 2018

ma tribune dans le bulletin municipal :

C’est l’automne, les feuilles vont tomber, celles des impôts étant très lourdes, tombent les premières, et l’augmentation est salée.

C’est en avril 2018 que le conseil municipal a décidé d’augmenter les impôts de la commune de Grand Charmont classée parmi les 100 communes les plus pauvres de France, j’avais été le seul élu à voter contre et je m’en étais expliqué dans une lettre distribuée dans tous les foyers de la commune.
Les difficultés budgétaires sont la conséquence des réductions des dotations de l’état menées par trois présidents de la république Sarkozy, Hollande, Macron. A juste raison les maires dénoncent l’étranglement des communes.

Il en est de même pour les hôpitaux, les EPADH, l’éducation nationale, ou les retraités qui payent deux fois, par l’augmentation de la CSG et le blocage des pensions.

De l’argent il y en a beaucoup, mais il va aux riches dont l’impôt sur la fortune a été allégé, il va aux sociétés privées sous forme de cadeaux fiscaux, au budget de l’armée porté à 2% du budget de l’état.

mardi 10 avril 2018

Non à l’augmentation des impôts à Grand - Charmont.

Mon intervention au conseil municipal :

Grand Charmont est une commune historiquement ouvrière.  Depuis les années 1960 -1970, elle l’est encore plus avec une forte population de retraités.

C’est aussi une commune pauvre classée dans les 100 premières communes de 5 000 à 10 000 habitants les plus pauvres au niveau national.

Comme beaucoup elle est étranglée par la baisse des dotations de l’état que vous datez de 2008 date de la crise financière qui a vu les grandes banques américaines s’effondrer, entrainant celles d’Europe qui étaient allées spéculer sur les marchés de l’immobilier. Banques qui ont étés renflouées à coup de milliers de milliards pour que le système capitaliste ne s’effondre pas.

Trois présidents de la république Sarkozy, Hollande, Macron couvrent cette période de 10 ans de restrictions budgétaires des collectivités. Il en est de même pour les hôpitaux, les Epahd, l’éducation nationale, etc.

Il manque 600 000 € pour boucler vos futurs budgets et pour maintenir le niveau des prestations de la commune, financer les projets engagés, maison de la santé, entretien des écoles, assurer les travaux de maintenance, la nouvelle chaudière etc.

Vous concluez l’analyse de cette situation par « il est nécessaire d’augmenter les taux d’imposition »,
C’est bien évidemment là que je ne suis pas d’accord.

Vous faites exactement comme  ceux qui agissent au sommet de l’état, vous levez l’impôt et vous allez chercher l’argent dans les poches de ceux qui n’en peuvent plus de payer. Ceux dont le salaire est bloqué, ceux qui peinent pour trouver ou garder un emploi, ceux qui viennent d’être taxés par l’augmentation de la CSG, je parle des retraités.

Il faut que ce cercle infernal s’arrête, ce n’est pas en appauvrissant la population que vous parviendrez à maintenir les services que fourni la commune à ses habitants.

Il faut au contraire s’en prendre aux puissants, aux banques dont Macron est le représentant et à la classe bourgeoise pour laquelle il n’y a pas d’assez  beaux cadeaux. Je parle des milliards de cadeaux faits aux plus riches avec la baisse de l’impôt sur la fortune, ou la dépense inutile de l’augmentation du budget de l’armée à 2% du budget national.

J’ai le souvenir de vos applaudissements quand Denis Sommer après avoir rallié La République En Marche fut élu  député de la circonscription. Moment d’euphorie sans doute sur fond de promesses d’un politicien démagogue qui une fois élu ne sait que s’en prendre à ceux qui ont encore quelques protections et moyens de se défendre, je pense aux cheminots qui ont mille fois raison de se battre.

Je vais vous faire deux citations pour exprimer l’injustice de l’impôt.
La première 

 « Faite payer les pauvres, bien sur les riches ont la capacité de supporter des impôts bien plus lourds, mais les pauvres sont tellement plus nombreux ».

 Voilà ce que disait en 1907 le ministre des finances de Clémenceau et qui fut l’instigateur de l’impôt sur le revenu. 

La seconde

                       « L’état comprime et la loi triche
                        L’impôt saigne le malheureux
                        Nul devoir ne s’impose aux riches
                        Le droit du pauvre est un mot creux »

Paroles de « l’internationale ».

Pour finir, je dirais que vous auriez pu annoncer à la population votre intention d’augmenter les taux d’imposition de la commune, vous avez préféré le faire sans publicité au détour d’un ordre du jour d’un conseil municipal ordinaire.

Pour conclure, je dirai que devrez d’une façon ou d’une autre affronter le mécontentement de ceux qui vont payer.

mercredi 7 février 2018

Au conseil municipal, j'ai interpelé le député

Le 5 février, au conseil municipal, j'ai interpelé Denis Sommer, député la République En Marche. Ci-dessous mon intervention:

Monsieur le député,

Le gouvernement vient de préciser le projet de Macron de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, sous la forme de départs volontaires et l’embauche de vacataires.

Il s’agit tout bonnement de copier ce qui se pratique dans le privé et qui consiste à vider les entreprises de leurs emplois pour convertir les emplois en profits. Les vacataires seront les intérimaires du privé. Une main d’œuvre pas chère, corvéable et elle aussi soumise à la précarité a vie. La CGT de la fonction publique estime déjà à un million le nombre de contractuels, soit 20% des effectifs.

Les fonctionnaires ont déjà donné avec un indice bloqué complètement pendant 6 ans et poursuivi avec Macron. Ils ont subi la hausse de la CSG, pas encore complètement compensée, et le rétablissement du jour de carence.
Les collectivités sont également soumises à des restrictions budgétaires en raison de la baisse des dotations de l’État.

Elles-mêmes sont contraintes à faire des économies en réduisant leurs effectifs par exemple en ne remplaçant pas les départs en retraite. Tous les maires s’en plaignent et ce n’est pas le maire de Grand-Charmont qui me contredira.
La fin des emplois aidés correspond à la suppression dramatique de 150 000 emplois. Toutes les collectivités sont impactées. Interrogé, le Maire de Grand-Charmont répond qu’il n’a plus les financements. A l’époque de leur mise en place, le Préfet avait encouragé la Mairie à embaucher et le maintien des emplois aidés coutait 20 000 € pris sur le budget de sa commune pauvre.

Et que dire des emplois aidés supprimés dans les Ehpad. Le directeur de l’établissement de Béthanie se plaignait dans la presse de ne pas pouvoir renouveler les contrats (80) qui arrivaient à échéance, à quoi il fallait ajouter la baisse de dotation versée par l’Agence Régionale de Santé.

Les Ehpad parlons-en, leur situation révélée par un conflit historique de 117 jours de grève des aides-soignantes des Opalines de Foucherans dans le Jura. Ces salariés ont contribué à attirer l’attention sur les conditions de travail, les bas salaires et les conditions de vie des personnes âgées qui y résident. Un secteur profitable où l’État s’est déchargé et qu’il a livré aux financiers.

Comme pour la santé où les cliniques privées bénéficient de fonds publics pour s’installer à Montbéliard ou près de l’hôpital public pour se partager la partie la plus rentable du marché des soins. Pour les personnes âgées dépendantes à des tarifs de 2 500 à 4 000 €, après avoir travaillé toute leur vie beaucoup doivent vendre leur maison et leurs biens. Et que dire de ces vieux travailleurs qui n’ont même pas les moyens d’aller en Ehpad quand ils n’ont qu’une retraite à moins de 1 000 € et rien à vendre.

Les retraités seront taxés sur leur pension de l’augmentation de 1.7% de la CSG dès 1200 € de retraite. Quant à ceux qui payent l’impôt sur la fortune et ils sont nombreux au gouvernement, ils vont bénéficier d’un cadeau royal de plus de trois milliards d’euros quand la ministre de la santé se contente de rallonger le budget de la dépendance de 50 millions d’euros pour 728 000 personnes en maison de retraite.

Sur le plan local, la situation de l’emploi, et particulièrement celui des jeunes, est dramatique. La direction Peugeot s’est précipitée sur les ruptures conventionnelles collectives permises par les ordonnances Macron pour supprimer 2 200 postes et en créer seulement 1300 en CDI. A Sochaux, PSA vient d’annoncer ses prévisions d’embauches pour 2018, 72 embauches en production dont seulement 50 ouvriers pour 180 départs. Les ateliers vont continuer à produire 24 h sur24 avec un maximum d’intérimaires. Derrière ces chiffres c’est la précarité qui progresse, un fléau qui touche surtout les jeunes mais pas que.

Cette situation honteuse est à l’image de celle de bien d’autres secteurs, où le manque de personnel, la charge de travail croissante, les bas salaires, la recherche d’économies, de rentabilité, et les restructurations sont la règle.
Alors les Ehpad craquent, les hôpitaux craquent, les prisons craquent, les universités craquent, mais le gouvernement n’a d’yeux que pour les riches, il n’a d’oreilles que pour les multinationales et les machines à faire du fric.

En France, 32 milliardaires possèdent autant que 24 millions de personnes ; l’abondance à un pôle, la pénurie et la misère à l’autre. Mais cela veut dire aussi qu’il y a largement de quoi satisfaire les besoins de la population, mettre fin au chômage par la répartition du travail entre tous, et augmenter les salaires pour en finir avec la galère des fins de mois qui commencent toujours plus tôt.

mercredi 4 octobre 2017

Mon intervention au conseil municipal à propos de la grève des fonctionnaires

Après que le gouvernement s’en soit pris au code du travail, c’est l’Etat patron qui s’en prend à ses propres salariés

Le gel du point d’indice des fonctionnaires qui sert au calcul des salaires et retraites est maintenu.
La hausse de 1.7 de la CSG s’appliquera aux fonctionnaires.
Un jour de carence sera appliqué en cas de maladie.
Au programme de Macron 120 000 fonctionnaires devraient être supprimés, auxquels s’ajouteront 150 000 emplois aidés.

J’espère que la grève dans la fonction publique appelée par tous les syndicats sera un succès, et qu’elle contribuera à la perspective d’une offensive d’ensemble du monde du travail.

 Je lui apporte mon soutien.

Suppression des emplois aidés dans les communes

La commune de Grand Charmont comme beaucoup d’autres a commencé à supprimer les emplois aidés que le gouvernement ne finance plus. Ce sera 150 000 employés renvoyés à Pole Emploi.
A Grand Charmont, c’est plus d’une dizaine de travailleurs qui ont ou vont perdre leur travail. C’est une saignée.

Le Maire répond qu’il n’a plus les financements, qu’à l’époque de leur mise en place le préfet avait encouragé la mairie à embaucher, et que cela lui coutait déjà 20 000 € pris sur un budget de commune pauvre.

C’est d’autant plus insupportable, que ses emplois étaient utiles au fonctionnement des services de la commune et des écoles.

mardi 27 juin 2017

Contenu de mon intervention en questions diverses lors du dernier conseil municipal

Nous avons donc au conseil municipal de grand Charmont un élu également député. Vous nous direz comment cela va se passer le cumul étant interdit dorénavant

Je voudrais intervenir à ce sujet sur la composition de la nouvelle assemblée législative qui se vante d’avoir écarté les notables de la politique  dont l’alternance sous les étiquettes LR et PS a tenu lieu de démocratie pendant un demi-siècle. Ce n’est que partiellement vrai tant une partie de ces notables a pu se recycler en faisant allégeance à Macron.  C’est tout à fait le cas avec Denis Sommer ex PS  et Fréderic Barbier investi tous les deux par La République en Marche.

Les dirigeants macronistes se vantent d’avoir fait une large place à ce qu’ils appellent la « société civile » dans la nouvelle Assemblée nationale. Si les têtes changent la composition sociale est encore plus bourgeoise que par le passé.

Le nombre de chefs d’entreprises a doublé passant, passant de 19 à 41. Le nombre de cadres passe de 134 à 180. Soit un tiers des députés. A cela s’ajoute des avocats, des médecins et autres professions libérales, sans compter les hauts fonctionnaires. Les ouvriers sont totalement absents de l’assemblée quand la précédente en comptait….quatre ! C’est une façon de confirmer que leur société est celle des bourgeois petits et moyens, dirigé en fonction des intérêts de la grande bourgeoisie capitaliste. 

L’électorat populaire, les travailleurs les chômeurs, les retraités du monde du travail, s’est tenu largement à l’écart de ces élections.

L’abstention moyenne- déjà un record au premier tour 51.3 , plus forte encore au deuxième  56.6- dissimule la réalité sociale : dans les quartiers populaires, elle a dépassé les 60% voire les plus de 70%. Il faut ajouter aux abstentions les votes blancs et nuls, ainsi que tous ceux qui, dans les quartiers populaires ne sont même plus inscrits sur les listes électorales.

Ce n’est pas pour rien que Macron a réussi à entrainer une partie significative des politiciens de la droite. Ce dont la droite à rêver, et que Hollande a commencé à réaliser  avec la loi El Khomri, Macron se prépare à le poursuivre en démolissant ce qui dans le code du travail, protégeait un peu les travailleurs contre l’avidité patronale.

Mais Macron  a annoncé qu’il gouvernera par ordonnance, ne révélant le contenu de ses lois anti sociales qu’au dernier moment. Avec les lois El Khomri, les travailleurs ont de toute façon fait l’expérience que l’exécutif a les moyens, avec le 49.3 de passer outre la contestation parlementaire, si contestation il y a.

Ce n’est pas par des joutes parlementaires, mais par la force collective de la classe ouvrière, que l’offensive du gouvernement et du grand patronat pourra être stoppée.

L’avidité de la classe capitaliste et l’arrogance de son gouvernement provoqueront des explosions sociales.

Il ne faut pas que cette force collective soit détournée vers des voies de garage ou pire dévoyée au point d’opposer les travailleurs les uns aux autres en fonction de leurs origines ou de leur catégorie, ce que les discours patriotiques et nationalistes essayent de faire.

Je m’adresse à vous, membres du conseil municipal, mais au-delà,  au 6.7% de mes électeurs, force certes modeste mais bien réelle.

C’est pourquoi mon parti Lutte Ouvrière dont je suis le représentant élu dans ce conseil tient à rester fidèle aux intérêts de la classe des exploités et son rôle émancipateur.




dimanche 23 avril 2017

Grand-Charmont : Le maire socialiste choisi de faire payer la population

Le conseil municipal de Grand-Charmont a décidé d’augmenter la taxe d’habitation qui passerait de 11.01% à 11.72%, ce qui permettrait d’augmenter la recette de cet impôt d’environ 50 000 €.

En tant qu'élu Lutte Ouvrière au conseil municipal, j'ai voté contre cette augmentation. Le maire socialiste dénonce la baisse continue des dotations de l’État, mais c’est à la population qu’il demande de payer. Il s’en prend d’autant moins à l’état que c’est un autre socialiste qui en est le chef.

Certes cela faisait 22 ans que les taux n’avaient pas augmentés et alors…… En même temps socialistes et républicain demandent le passage à 2% du budget des armées soit une augmentation des dépenses militaires de 45 milliards tous les ans.

C’est un choix de classe que de sacrifier le service public pour les profits des marchands de mort.

mardi 24 janvier 2017

Les migrants doivent obtenir l'asile en france

Les migrants qui avaient quitté la jungle de Calais il y a trois mois et dont une partie était arrivé en franche comte sont menacés d’être expulsés vers l’Italie.

C’est le cas de 24 jeunes hommes de nationalité soudanaise accueillis et logés sur la commune de grand Charmont. En effet une règlementation dite «  Dublin » permet d’expulser les migrant vers le pays où ils ont posé leurs empreintes digitales, parfois de force, dès leur arrivée en Europe. 

Pour obtenir leur départ de Calais, B. Caseneuve, le ministre de l’intérieur de l’époque, avait promis qu’ils ne seraient pas renvoyés et qu’ils pourraient demander l’asile en France, ce qu’ils ont fait. 

Aujourd’hui la préfecture du Doubs menace ces jeunes d’être expulsés. L’un d’eux a été sorti du dispositif pour être placé dans un hôtel sordide de Bart et est menacé de renvoi vers l’Italie qui elle peut le renvoyer au Soudan.

 Le gouvernement avait promis l’asile mais il n’est pas à un renoncement prêt, c’est même pour lui une habitude.

Les bénévoles en charge de l’accueil s’adressent au maire socialiste de Grand Charmont pour qu’il intervienne en faveur de l’asile des migrants. Pour ma part, en tant qu’élu Lutte Ouvrière au conseil municipal, je renouvellerai mon soutien à l’installation des migrants et à leur liberté de circulation.

vendredi 2 décembre 2016

Mes interventions au Conseil Municipal du 29 novembre

Mieux que les calendriers de la Poste
Le receveur, le bien nommé, autrement dit le chef des finances publiques de Sochaux, va recevoir, comme chaque année, une indemnité de 965 € que lui a voté le conseil municipal de Grand Charmont en novembre 2016. Combien des 12 communes dépendant de la perception de Sochaux en a fait autant ? 
Pourquoi cette prime ? Le maire interrogé a répondu : « c’est ainsi, ça existait avant, quand ça n’existera plus on ne paiera plus ». 
Au moyen âge, les percepteurs saignaient le peuple, entre temps il y a eu une révolution. Aujourd’hui, c’est différent mais ça saigne toujours. 
Vote : un contre DRIANO.

Une gestion bureaucratique du logement
Les organismes logeurs NEOLIA et HABITAT 25 installés sur le quartier des Fougères à Grand Charmont et gérants plusieurs centaines de logements vont bénéficier d’un abattement d’impôt de 30% sur la valeur locative servant de base à la taxe foncière sur les propriétés bâties soit 72 328 €.
En échange les organismes logeurs devront améliorer  leurs prestations dans les quartiers prioritaires. Un montage financier bien compliqué, hors contrôle de la population, qui va occuper une brochette de fonctionnaires et des organismes logeurs qui de toute façon feront ce qu’ils veulent dans des quartiers prioritaires toujours à l’abandon.

Logement payé puis vendu, c'est du vol.
Habitat 25 peine à vendre des appartements situés rue d’Alsace quartier des fougères à Grand Charmont. C’est ainsi qu’un T2 de 44 m2, pour être vendu, est proposé à la baisse d’ 1/3 de sa valeur 2012 à 22000 €.
Les organismes logeurs, après avoir bien vécu de loyers très élevés, s’orientent aujourd’hui à la vente. Ces appartements, dits sociaux, construits dans les années 1970 ont été payés plusieurs fois par des générations de locataires. 
Ce serait justice qu’ils soient non pas vendus mais donnés à ceux qui les ont déjà payés.

jeudi 1 décembre 2016

Ma tribune pour le prochain bulletin municipal

Bienvenue aux migrants. 

 En provenance de la jungle de Calais, une vingtaine de jeunes d’origine africaine sont accueillis sur la commune de Grand Charmont ; ils veulent obtenir le droit d’asile.

L’Europe compte 510 millions d’habitants, il est mensonger de dire que la France qui est un des pays les plus riches au monde ne peut accueillir quelques dizaine de milliers de réfugiés, quand l’Allemagne en accueille plus d’un million.

 Les capitaux circulent et s’installent partout où il y a du profit à faire. Les damnés de la terre que sont les migrants, doivent avoir la liberté de circulation et d’installation.

 Bien sur les démagogues à toutes les époques ont opposés les travailleurs français aux travailleurs étrangers mais quand on cible les plus démunis, on épargne les plus riches.

Le mouvement ouvrier socialiste puis communiste a su, à chaque étape intégrer dans ses rangs les nouveaux venus, et en faire des alliés, des camarades de combat. A nous d’en faire autant aujourd’hui.

samedi 1 octobre 2016

Mes interventions lors du dernier conseil municipal

A propos de l'armement de la police municipale
La décision d’armer la police municipale, d’après la délibération que vous proposez au vote, est « que dans un contexte de menace terroriste élevée, les policiers municipaux sont aujourd’hui une composante à part entière de l’organisation de la sécurité publique ». Elle fait suite aux attentats et à la décision du gouvernement de décréter l’état d’urgence. 

La pression sécuritaire, initiée depuis longtemps par la droite et l’extrême droite, reprise par la gauche au gouvernement, vous pousse à doter les policiers municipaux de Grand Charmont d’une arme.

Prétendre lutter contre le terrorisme de cette manière est proprement ridicule. L’exemple de Nice, ville quadrillée par un nombre considérable de caméras, dotée d’une police municipale pléthorique, a été impuissante à arrêter la folie meurtrière d’un barbare animé de la volonté de tuer un maximum de gens venus assister à un feu d’artifice.

La société est minée par les guerres, les interventions impérialistes françaises à forte odeur de pétrole et de matières premières dont regorgent l’Afrique et le Moyen Orient. Et c’est les armes à la main, contre les peuples, que ce pillage existe. A tel point que le champ d’intervention des armées françaises dans le monde est l’équivalent en surface de l’Europe !

En France, un chômage de masse appauvrit et désespère des millions de travailleurs qui s’appauvrissent, pendant qu’une richesse insolente et insupportable s’accumule entre les mains d’une minorité de bourgeois que l’on retrouve à la tête des grands groupes capitalistes qui dominent le monde.

Il y a un lien entre les maux de cette société qui pourrit sur pied et qui n’offre aucun idéal à la jeunesse et ces gosses de quinze ans prêts à se faire sauter au nom d’une idéologie mortifère.

Pour en revenir à l’armement de la police municipale, elle n’est pas nécessaire. La police armée existe avec toute sa panoplie de brigades d’intervention surarmées capable d’intervenir 24h sur24 ainsi que la gendarmerie.

La police municipale dans sa mission de tranquillité publique, quand elle patrouille et assure la sortie des écoles, n’a nul besoin d’une arme à la ceinture. Ce qui manque, et c’est du domaine de la municipalité et du gouvernement, c’est du personnel médiateur avec des moyens, des éducateurs avec des moyens dans les quartiers, des employés avec des moyens affectés à l’encadrement périscolaire bref tout ce qui peut aider la population.

L’armement des policiers municipaux est une mesure démagogique à laquelle je ne m’associe pas.

Motion de Christian DRIANO sur la fermeture de l'usine Alstom de Belfort

La fermeture annoncée du site Alstom à Belfort est dans la lignée des fermetures d’usines réalisée sous la présidence de F Hollande.

 La liste est longue, (SFR, HSBC, HITACHI, PHILIPS, TILLY SABCO, GEFCO, NOYON, SERVIER, SOCIETE, GENERALE etc……), elle a produit plus d’un million de chômeurs supplémentaires depuis plus de quatre ans.

Je m’associe évidemment à l’émotion des travailleurs qui risquent de perdre leur emploi et à celui de la population belfortaine.

Je ne m’associe pas pour autant à votre motion. Elle demande à l’état d’intervenir, mais elle ne demande pas aux actionnaires d’assurer du travail par la répartition des productions sur les différents sites et encore mois de prendre sur leurs énormes profits.

Dans cette affaire l’état est comme toujours complice des grands groupes industriels. Les actionnaires qui ont le véritable pouvoir ont décidé de la fermeture, reculeront peut-être, mais au prix de quel chantage et à quelles conditions financières.

Les hommes politiques s’agitent comme pour Florange, comme pour Continental et combien d’autres encore.

Je ne fais pas parti de cette union sacrée qui va à Belfort de la droite à la gauche.

Les travailleurs d’Alstom ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

Ps : En 2014 Alstom a vendu sa branche énergie à Général Electric et les actionnaires, à commencer par Bouygues, ont récupéré 3.2 milliards d’euros. Alstom a fait au total 6 milliards de profits en dix ans. Garantir les revenus des 480 salariés de Belfort lui couterait peut être 15 millions d’euros par an, une broutille.



vendredi 8 avril 2016

Petit compte-rendu du Conseil municipal du 5 avril :

Lors de ce  Conseil Municipal, il était question de voter les taux d’imposition. Même si ceux-ci restent inchangés, la note pour les contribuables sera plus salée du fait du relèvement de la base de calcul imposée par le gouvernement.

J’ai d’ailleurs profité de ce rapport pour faire une déclaration sur l’utilisation des fonds publics en citant l’exemple de « Hermès » qui vient d’inaugurer un nouvel atelier à Héricourt (voir ci-dessous).

J’ai également proposé une motion au Conseil municipal contre le projet de la loi El-Khomri : 

Le projet de loi Hollande, El-khomri est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
C’est une attaque directe contre le monde du travail qui n’est que la dernière en date des mesures anti-ouvrières prises par le gouvernement.
Déjà des centaines de milliers de manifestants demandent le retrait de ce projet de loi qui ne fera que développer le chômage et la précarité. 

Le maire, pour ne pas avoir à voter cette motion, en a proposée une autre, préparée pendant la réunion du conseil, évidemment bien moins critique contre le gouvernement.

J’ai été le seul à voter pour ma motion !

mardi 5 avril 2016

Débat d'orientation budgétaire 2016

 Ci-dessous mon intervention sur le débat d'orientation budgétaire lors du conseil municipal du 15 mars 2016 :

Ce débat d’orientation budgétaire a lieu – tout comme celui de 2015 – sur fond de restrictions budgétaires, dues à l’importante baisse des dotations de l’Etat.

En effet, l’Etat et le gouvernement -qui le dirige- ont décidé de serrer la vis aux collectivités. Par contre, pour le patronat,  pour les banques, ou encore pour financer les aventures guerrières, point d’économies ! Les 42 milliards d’aides au patronat à fonds  perdus ne font pas défaut. Le chômage continue de s’aggraver et les patrons n’embauchent pas.

Dans votre présentation, vous abordez « l’environnement économique international et national ». Quelques mots à ce sujet :

Le 1° janvier 2016, le journal « Les Echos » publie un interview de Patrick Artus, chef économiste de Natixis, une grande banque de financements, lequel écrit : « La prochaine crise sera extraordinairement violente ! ».

Les têtes pensantes de l’économie capitaliste divergent quant au secteur où la bulle financière éclatera en premier : titres obligataires, actions, gaz de schistes, immobilier chinois, crédit à la consommation dans l’automobile américaine ?  Sera-ce le marché des dettes souveraines ou celui des changes ? La crise financière partira-t-elle d’une défaillance du Brésil ou d’un autre grand pays ? Les uns pointent la Chine, les autres « la folie des banques centrales » ? Beaucoup, parmi ces têtes pensantes partagent la prédiction que « la prochaine crise sera pire ! ».

Au total, depuis 2008, près de 7 000 milliards de dollars ont été injectés dans l’économie !

L’équivalent du produit intérieur brut annuel de la France et de l’Allemagne réunies ! La masse monétaire des pays de l’OCDE, c'est-à-dire de l’ensemble des pays industriels a triplé depuis 7 ans !  La monnaie créée par les banques centrales représente aujourd’hui près de 30 % du PIB mondial, contre 6 % à la fin des années 1990 ! L’endettement mondial  est désormais supérieur à celui de 1946, avec des niveaux observés, jusque là, qu’après des guerres mondiales.

Le système financier est drogué jusqu’à l’overdose par de l’argent gratuit fourni par les banques centrales, et qui ne retourne pas sous forme d’investissements dans l’économie productive, mais au contraire vers la spéculation.

L’économie capitaliste ressemble à un train lancé à grande vitesse vers le précipice. Le conducteur et le personnel de bord sont conscients du danger, mais ne peuvent freiner la locomotive. Les voyageurs crient  au secours, mais personne ne fait rien pour la bonne raison que dans ce train, il n’y a ni frein, ni aucun autre moyen  d’empêcher la catastrophe.

En France, dans le document présenté, vous soulignez un regain de dynamisme et un rebond  dans la  construction à la fin 2015 et début 2016. Et vous affirmez que « la France revient de loin ». Mais même si cela était vrai, tout pourrait s’écrouler rapidement pour les raisons invoquées précédemment.

Cette présentation plutôt embellie du contexte en France tient au fait que ce sont vos amis politiques qui sont au gouvernement, ceux là même qui étranglent  les finances publiques, et dont, au fond, vous approuvez la politique.

Quand à vos orientations, votre marge de manœuvre est faible, voire nulle.

Pour ma part, je ne suis en aucune manière associé à vos choix. Je ne vous en propose pas d’autres, cela n’aurait pas de sens, je n’en ai pas les moyens. Ici, je compte pour un.

Dans d’autres circonstances, avec une effervescence et une mobilisation importante de la population qui s’intéresserait à son sort, sans doute serait-il possible de faire d’autres choix. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Dans ce contexte de crise grave et de restrictions budgétaires, les communes pauvres le resteront, et les pauvres de la commune le seront encore plus.

Ce n’est pas un problème d’orientation budgétaire. L’inversion de cette tendance, aujourd’hui,  n’est pas dans la compétence d’une commune quelle qu’elle soit. Elle sera le résultat,  dans l’avenir,  de  l’inversion  des rapports de propriété au sein de la société actuelle.





lundi 22 février 2016

L'Est Républicain : Christian Driano (LO) : Le gâchis « des requins »

Dans l'imbroglio politico-financier ayant entouré la fermeture de la clinique des Portes du Jura puis dans les débats sur l'implantation d'un futur et nouvel établissement privé dans la cité des Princes, on les avait peu entendus.

Mais, aujourd'hui, lassés par l'avalanche de motions pour réclamer à cor et à cri une clinique sur le secteur, les tenants à la fois de la gauche et du service public, haussent le ton.

Après Mme Baquet-Châtel, fustigeant à l'agglo « les grands mots » creux des élus, après les retraités CGT s'indignant d'une restriction de l'accès de soins pour tous (nos précédentes éditions), c'est un des rares élus Lutte ouvrière du Pays de Montbéliard, et de France d'ailleurs, Christian Driano qui sonne la charge.

Contrairement au souhait des représentants de l'agglo de faire table rase d'un passé très polémique dans le domaine des cliniques, l'élu de Grand-Charmont aime, lui, à rappeler un brin « d'histoire » :
« La clinique des Portes du Jura a été liquidée, les 104 salariés licenciés, dans l'intérêt exclusif des propriétaires. Et ce sont aujourd'hui les concurrents, propriétaires de la Miotte, qui sont à la manoeuvre pour se voir offrir une clinique neuve à, Montbéliard (N.D.L.R. : le groupe Dracy envisage tout de même d'investir 20 millions de ses propres euros !) ». L'élu LO parle surtout d'un immense gâchis dans le domaine sanitaire : « C'est au prix de la fermeture complète des deux hôpitaux de Belfort et Montbéliard que le nouvel hôpital va ouvrir à Trévenans. Avec 200 lits en moins, cet hôpital unique a été volontairement sous-dimensionné pour favoriser le secteur privé des soins médicaux au détriment des besoins et de l'accès aux soins de la population ».

Et de moquer les élus de tous bords qui se plaignent aujourd'hui du risque de désert médical dans la région de Montbéliard : « Mais se sont-ils seulement opposés à la fermeture de l'hôpital de Montbéliard ? Non, ils ont appuyé la politique de tous les gouvernements, de Sarkozy à Hollande, qui livrent les budgets hospitaliers à des requins de la finance pour qui la santé de la population ne vaut que si cela est rentable et leur rapporte suffisamment ». Qui sème le vent récolte donc la tempête... Ou plutôt en l'occurrence là, le désert.
Sophie DOUGNAC

jeudi 11 février 2016

au conseil municipal

Ci-dessous ma position à propos d'une motion sur une nouvelle clinique :

Au conseil municipal de Grand Charmont, mardi 9 février 2016, le Maire Denis Sommer a proposé une motion « pour le soutien du projet de construction d’une clinique à Montbéliard »  suite à la fermeture de la clinique des Portes du Jura… et de l’hôpital qui va déménager à Trévenans.

Je n’ai pas participé au vote de cette motion car elle ne mentionne pas que les cliniques en question sont des affaires privées. Celle des Portes du Jura a été liquidée, les 104 salariés licenciés, dans l’intérêt exclusif des propriétaires. Et ce sont aujourd’hui les concurrents , le groupe Darcy, propriétaire de la clinique de la Miotte à Belfort, qui sont à la manœuvre pour se voir offrir une clinique neuve à Montbéliard.

C’est au prix de la fermeture complète des deux hôpitaux de Belfort et Montbéliard que le nouvel hôpital va ouvrir à Trévenans. Avec  200 lits en moins, cet hôpital unique a été volontairement sous-dimensionné pour favoriser le secteur privé des soins médicaux au détriment des besoins et de l’accès aux soins de la population.

Et maintenant, les élus de tous bords se plaignent du risque de désert médical dans la région de Montbéliard. Mais se sont-ils seulement opposés à la fermeture de l’hôpital de Montbéliard ? Non, ils ont appuyé la politique de tous les gouvernements, de Sarkozy à Hollande, qui livrent les budgets hospitaliers à des requins de la finance pour qui la santé de la population ne vaut que si cela est rentable et leur rapporte suffisamment. De la même façon, avec l’argent public et celui de la Sécu,  ils veulent servir les capitalistes des cliniques. C’est un immense gâchis pour toute la société.