Avec les fermetures de lits et les suppressions de postes qui se sont enchaînées depuis des dizaines d'années, les services d'urgence ont été noyés sous l'afflux des patients dont le nombre est passé de 10 millions en 1996 à 21 millions en 2016.
Les grévistes réclament des moyens. Et ils savent qu'ils peuvent compter sur le soutien des couches populaires dans leur combat car ces services de santé sont vitaux au sens propre du terme. Ils réclament aussi des augmentations de salaire car, comme tous les travailleurs, leurs salaires ne leur permettent pas de vivre dignement. Mardi 11 juin, tous les travailleurs de Santé sont appelés à se mobiliser par plusieurs syndicats et un collectif des services d'urgence.
L'état de ces services est le symbole de la complète décomposition des hôpitaux publics et plus globalement de celle de tous les services publics. Car, pour financer les cadeaux au grand patronat, les subventions aux grandes entreprises, les suppressions de cotisations patronales... l'État coupe en permanence dans les budgets nécessaires à la population comme la Santé, l'Éducation, les transports ou encore la Poste.