mardi 12 mai 2015

Castmetal : 4ème semaine de grève.

Après trois lettres de licenciement reçues samedi, une quatrième est arrivée ce lundi. C’est la réponse, brutale et sans équivoque, de la direction de cette usine où les conditions de travail ne cessent de se dégrader depuis des années, où les accidents se multiplient. Ce que n’a pas supporté le DRH, ancien directeur de STPI à Sochaux où il est connu pour avoir tenté de dresser les travailleurs les uns contre les autres, c’est que des ouvriers décident de créer un syndicat CGT pour se défendre.

Depuis le 20 avril, une quarantaine d’ouvriers de Castmetal sont en grève pour protester contre les sanctions prises contre cinq d’entre eux. Pour affirmer aussi que face à cette direction qui rêve de les faire trimer au doigt et à l’œil, et en silence, ils osent relever la tête.

lundi 11 mai 2015

Non aux démagogues racistes et xénophobes !

Robert Ménard, le maire d’extrême droite de Béziers, s’est vanté avoir compté les élèves musulmans de sa commune à partir des prénoms des enfants scolarisés, quand bien même la loi l’interdit. Face aux menaces judiciaires, il nie désormais avoir fiché les enfants. Mais alors, comment est-il parvenu au nombre de 64,6 % ?

Ce comptage nous renvoie aux pratiques du régime de Pétain. Il n’était alors pas question d’enfants musulmans, c’étaient les enfants juifs qui étaient comptés et forcés de porter l’étoile jaune, et on sait que cela a mené aux camps de concentration et à la mort.

Affirmer qu’il suffit d’un prénom pour déduire la religion, l’origine, la nationalité d’une personne et sa supposée dangerosité - puisque c’est de cela dont il s’agit - relève du racisme primaire. Et dire que ces enfants nés en France et dont la plupart des parents sont eux-mêmes français représentent un « problème », c’est distiller le poison mortel de la xénophobie.

Les provocations de Ménard et sa politique discriminatoire donnent une idée du danger que représenterait un gouvernement d’extrême droite.

Il ne s’agit pas d’un dérapage individuel. Ménard a reçu le soutien inconditionnel du Front national et il profite comme tous ceux de son espèce d’un climat politique de plus en plus malsain.

Au lendemain des attentats de janvier, toute la classe politique s’était répandue en discours de tolérance. Il ne fallait pas avoir peur, ne pas tomber dans la provocation communautariste tendue par les terroristes. Aujourd’hui, les dirigeants du FN et de l’UMP s’adonnent aux amalgames, rivalisent en attaques contre les immigrés et en insinuations contre les musulmans pour capter les faveurs de l’électorat le plus raciste et le plus réactionnaire

jeudi 7 mai 2015

PSA : Ne jamais croire une parole de PDG

En 2013, Philippe Varin, alors PDG de PSA Peugeot Citroën a déclaré publiquement renoncer « aux dispositions actuelles de ses droits à la retraite compte tenu de la polémique ». Il était un peu poussé par l’indignation générale de la divulgation du montant de sa retraite chapeau de 21 millions d’euros... alors que le groupe supprimait 8 000 emplois et avait annoncé 5 milliards de pertes en 2012.

Dans les faits, Philippe Varin n’aurait jamais pu prétendre à aucune retraite chapeau. L’entreprise accorde en effet un généreux régime de « retraite supplémentaire » uniquement aux dirigeants qui comptent un minimum de 5 années de présence au sein du groupe.

Or Philippe Varin n’avait que quatre ans et demi de présence à la tête de PSA. Qu’à cela ne tienne. Le constructeur automobile a signé avec son ancien dirigeant un contrat de travail temporaire, ce qui lui a permis d’atteindre le sacro-saint seuil de 5 années d’activité.

Parallèlement, Philippe Varin modifie les conditions de versement de sa retraite chapeau. Le système de pension est revu en baisse, le futur ex-patron n’aura droit qu’à « 299.000 euros par an au lieu de 420.000 euros » .

mercredi 6 mai 2015

PSA : Les goinfres

Le patron de PSA Peugeot Ctroen a décidé de verser en plusieurs fois les primes d’intéressement et de participation, soit à peine 1000 € bruts chacun, en moyenne.

Ce petit plus ne règle pas pour autant la question des salaires bloqués depuis plusieurs années.

Et au moment où le reste de ces primes est versé, les actionnaires de PSA vont dilapider 1,3 milliard d’euros, environ 12 400 € pour chacun des salariés du groupe, pour le rachat d’actions Peugeot, dans le but d’en faire monter la cotation.

Cet argent jeté par la fenêtre n’est qu’une partie de ce que les travailleurs rapportent aux actionnaires.

mardi 5 mai 2015

Rafale, un engin de mort et un gâchis social

Après avoir vendu 24 Rafale à l’Égypte et 36 à l’Inde, Hollande s’est déplacé au Qatar pour signer un contrat de 6,3 milliards d’euros portant sur 24 appareils. Le Rafale, réputé invendable, est en passe de devenir un succès commercial.

S’en féliciter est déplacé. Il ne s’agit pas de vendre des sacs à main ou une bonne comédie de cinéma, mais des engins de mort !

L’actuelle lune de miel entre la France et les États du Golfe, qui ont invité Hollande à leur conseil de coopération, découle de l’engagement militaire et politique de la France à leurs côtés. Elle est le fruit de cette politique sordide qui consiste à tisser des alliances pour favoriser les intérêts de la bourgeoisie française dans le monde.

Cette politique n’est guidée ni par la recherche de la paix, ni par la lutte contre le terrorisme. D’ailleurs, qui croira que la France défend la démocratie avec le régime du général Al-Sissi, qui liquide dans le sang toute tentative d’opposition en Égypte ! Qui croira que la France lutte contre le terrorisme quand elle arme le Qatar, cette monarchie pétrolière connue pour son soutien à des milices fondamentalistes dont les valeurs moyenâgeuses n’ont rien à envier aux groupes armés qui se réclament de l’État Islamique !